En devenant freelance, je suis passé d'otage à acteur de mon quotidien. Interview de Camille Vandendriessche

06/06/2016 à 12:39

Se lancer en freelance est synonyme d'une meilleure qualité de vie pour de nombreux travailleurs qui ont fait le choix de quitter le salariat. Nous avons rencontré Camille Vandendriessche, ancien sportif de haut niveau, qui nous dit tout sur sa nouvelle vie.

Camille est un ancien sportif de haut niveau (décathlon). Il a créé en juin 2015 son agence « Action Rédaction », fruit de 12 années d'expérience dans le journalisme et la communication. Ses prestations tournent autour de l'écrit : articles pour la presse écrite et le web, communiqués de presse, et textes de présentation pour les sites internet de PME. Camille collabore avec des magazines sportifs (Athlétisme Magazine) et locaux (Yonne Média) ainsi que plusieurs agences de communication en tant que sous-traitant, et il s'occupe des relations presse d'un club sportif (Nice Côte d'Azur Athlétisme).

J'ai retrouvé le goût du travail bien fait et une qualité de vie

L'idée de travailler à mon compte me trottait dans la tête depuis mes débuts professionnels. En réalité, c'est comme cela que j'ai débuté en tant que journaliste pigiste. En 2005, j'ai profité de mes déplacements à l'étranger avec mon groupe d'entraînement pour proposer des piges aux journaux français. J'étais déjà très autonome. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à 21 ans à partir aux Etats-Unis, où je suis devenu correspondant pour L'Equipe sur les compétitions d'athlétisme.

De retour en France après trois ans et demi outre-atlantique, j'ai voulu voir autre chose en travaillant dans l'événementiel et la communication. J'ai exercé dans ce domaine pendant 4 années à Nice, jusqu'à ce que ma compagne trouve du travail à Auxerre. Pour pouvoir la suivre, et après une courte expérience à Troyes, j'ai eu l'idée de me mettre à mon compte en travaillant à domicile. Ce qui était le moyen de continuer à exercer une activité professionnelle sans contrainte s'est en fait révélé épanouissant car j'ai retrouvé le goût du travail bien fait et une qualité de vie en reprenant le contrôle de mes journées. Je suis passé d'otage à acteur de mon quotidien.

Ma compagne était jalouse de me voir rester à la maison

J'aime apporter une réelle valeur ajoutée à mes prestations, que ce soit dans le contenu en allant chercher des informations pertinentes et inédites, ou dans la forme en traduisant au mieux une idée abstraite. C'est important pour moi d'avoir le sentiment d'apporter un plus à mes clients et aux lecteurs, quelque chose d'unique qu'ils ne pourront pas trouver ailleurs. Ce n'est pas tous les jours possible, mais quand ça l'est je ressens un sentiment de fierté.

Quand j'ai commencé à travailler en freelance, ma compagne était jalouse de me voir rester à la maison toute la journée. Depuis peu, je travaille dans un espace de coworking (nuMog) près de son bureau donc nous faisons la route ensemble le matin, le soir et même certains midis. C'est plus sympa, mais maintenant elle est jalouse de mon nouvel espace de travail. En fait, je crois qu'elle envie tout simplement mon indépendance et qu'elle devrait en faire de même !

Salarié, j'étais contraint de faire vite et si possible bien, avec une priorité à la rapidité

J'ai plusieurs motifs de satisfaction. Depuis que je suis en freelance, j'ai de nouveau la possibilité de prendre le temps nécessaire pour réaliser un travail de qualité. Quand j'étais salarié, j'étais contraint de faire vite et si possible bien, avec une priorité à la rapidité. C'était frustrant et démotivant à la longue.

Je suis aussi davantage responsable de mes résultats, même si je collabore avec d'autres personnes sur certains projets. C'est une motivation supplémentaire pour moi, proche de celle qui m'animait quand j'étais athlète. Enfin, la liberté de pouvoir prendre toutes les décisions moi-même est également très appréciable, notamment par rapport à la gestion de mon emploi du temps. Je peux aller faire un footing ou partir en vacances quand je l'ai décidé !

Si je ne facture que 500 euros, j'ai intérêt à me bouger pour gagner plus le mois suivant

Venant du salariat, je suis conscient de la relative précarité dans laquelle je risque de me retrouver si je ne suis pas efficace dans ma prospection et dans mon travail quotidien. Si en fin de mois je ne facture que 500 euros, j'ai intérêt à me bouger pour gagner plus le mois suivant. Et au-delà de ça, une meilleure couverture sociale (retraite, maladie et chômage) serait la bienvenue.

Mais vu que de plus en plus de personnes travaillent en indépendant, je pense que le système tend vers une amélioration, un peu à l'image de ce que les intermittents du spectacle ont réussi à obtenir en termes d'assurance chômage. Même les chauffeurs Uber ont créé leur syndicat, donc il y a de l'espoir ! :)

Le mot de la fin

Si je vous dis qu'on ne peut faire confiance qu'à soi-même, je suis dans le thème ? ;-)

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