Ergonomie de votre site freelance : les 5 erreurs à éviter

26/10/2018 à 13:22

En tant que freelance, vous ne ménagez pas vos efforts pour promouvoir votre site web… Mais est-il suffisamment intuitif pour générer des demandes de devis ? Voici les cinq erreurs les plus fréquentes qu’il faut absolument éviter quand on construit son site de travailleur indépendant.

Ergonomie de votre site freelance

Il ne suffit pas d’imprimer son adresse sur vos cartes de visite pour en faire un outil efficace... Vous devez considérer votre site web de freelance comme un outil de conversion en ligne dont le rôle principal est de générer du contact. A ce titre, c’est un support qui doit obéir aux règles du web marketing afin de transformer vos visiteurs anonymes en prospects… qui deviendront vos clients. Quels sont les écueils les plus fréquents ?

Une architecture confuse ou trop originale

Si les sites « one page » (où tout le contenu se trouve une seule page) sont à la mode, ce n’est pas une raison pour tout mélanger, au risque d’embrouiller vos visiteurs. Un site de freelance répond à plusieurs règles qui s’imposent naturellement, par convention. Votre visiteur s’attend ainsi à retrouver une arborescence ou une structure générale qui ressemble à celle-ci :

  • Une présentation de vous (biographie), votre parcours, vos compétences mais aussi vos goûts. Cela parait évident, mais - sans doute par timidité - de nombreux freelances négligent cette partie pourtant essentielle qui permet de se présenter et du coup de construire un premier lien avec le visiteur.
  • Votre portfolio : une sélection de vos créations, quel que soit votre domaine. Trop souvent, les créatifs négligent la dimension textuelle de leur portfolio, pourtant un texte descriptif (même succinct) permet de mieux valoriser vos visuels. Pour chaque création que vous mettez en avant dans votre portfolio, il est important de préciser le contexte du projet, les enjeux de votre intervention, le périmètre de votre mission, etc.
  • Vos prestations : c’est la page dédiée à votre offre. Là aussi, certains indépendants oublient de décrire précisément ce qu’ils proposent. Or, bien que vous indiquiez vos compétences, vous pouvez avoir des préférences pour certains aspects de votre métier. Par exemple certains stylistes freelance peuvent assurer la direction artistique d’une marque, d’autre privilégient la création de modèles et d’autres encore préfèrent réaliser des fiches techniques… Autant lister d’emblée ce que vous aimez faire et les missions que vous voudriez qu’on vous confie.
  • Votre blog : c’est un point important sur lequel nous revenons dans la suite de cet article…
  • Enfin la page qui accueille votre formulaire de contact : absolument stratégique puisque c’est là que réside l’outil de conversion de votre site.

Des call-to-action (CTA) trop discrets et pas assez clairs

Le « call to action » (ou CTA) désigne le bouton d’appel à l’action que vous souhaitez promouvoir. Tandis que sur un site e-commerce, il s’agit bien souvent de l’ajout de l’article au panier, sur un site de freelance, l’action sera davantage tournée vers la prise de contact. Concrètement, cela signifie que vous devez constamment inciter vos visiteurs à vous contacter. Il faut donc faire de votre page « Contact » une page de destination (ou landing page, dans le jargon des marketeux).

Nos conseils pour des CTA qui convertissent :

  • Pour optimiser le taux de clics sur vos CTA, privilégiez des accroches textuelles simples, sous forme de bouton, afin d’engager vos visiteurs. Exemple « Besoin d’un devis ? Contactez-moi ».
  • Quelle que soit la page de votre site, le CTA doit être immédiatement visible et sans ambiguïté. Idéalement, il doit être positionné au même endroit sur chaque page et avoir un design particulièrement distinctif et repérable (n'hésitez pas à jouer sur des couleurs vives).
  • Enfin, pensez à contextualiser vos CTA selon la page consultée. Par exemple, sur une création issue de votre portfolio, privilégiiez une formulation engageante, par exemple « Un projet similaire ? Demandez un devis ». 

En mesurant régulièrement le taux de conversion de votre site, vous pouvez savoir si les évolutions que vous mettez en œuvre sont pertinentes. Pour cela, il suffit de calculer le pourcentage que représente le nombre d’e-mails reçus via votre formulaire, par rapport au nombre total de vos visiteurs. Vous pouvez ainsi vous faire une idée de l’entonnoir de conversion selon ses différentes étapes : première page visitée > page contact > envoi du formulaire.

Un formulaire de contact trop long

Vous détestez les formulaires d’inscription trop longs ? Soyez certain que vos visiteurs aussi… La règle est simple : plus vous augmentez le nombre de champs à remplir, plus vous diminuez le taux d'envoi de votre formulaire. Posez vous la question des informations vraiment indispensables que vous souhaitez recueillir à travers votre page contact.

Voici nos conseils pour construire une page Contact efficace :

  • Contentez vous du strict minimum, à savoir : prénom et nom (dans un seul champ), adresse e-mail et message. Vous pouvez éventuellement ajouter un champ dédié à l’objet du message, mais il n’est pas du tout indispensable.
  • A côté de votre formulaire contact, ajoutez votre adresse « réelle », ainsi que des liens vers vos comptes sur les réseaux sociaux (professionnels ou non). Certains clients seront plus à même de vous solliciter directement via Linkedin ou Twitter.
  • Enfin, renseignez votre numéro de téléphone : certains clients préfèreront échanger directement de vive voix.

Evaluer le taux d’abandon sur votre formulaire contact peut être riche d’enseignements… La formule est assez simple : sur une période donnée, vous faites le ratio entre le nombre de visites de la page contact (qui héberge le formulaire) et le nombre de messages effectivement envoyés. La différence entre ces deux valeurs vous indique le nombre d’abandons.

Ne pas avoir de blog (ou ne pas être régulier dans vos publications)

On ne le dira jamais assez : votre blog est votre principale source de trafic naturel. C’est le carburant qui génère des visites. En effet, en ciblant certains mots-clés dans vos articles, vous permettez à vos futurs clients de vous trouver. C’est la base d’une stratégie d’Inbound marketing (qui consiste à faire venir les clients à soi, plutôt que d’aller les chercher), tout en vous positionnant en tant qu’expert.

Sans blog, votre site de freelance peut-être une magnifique vitrine d'un magasin… situé dans une rue déserte ! A vous de l’alimenter et de relayer vos articles sur les réseaux sociaux pour leur donner la visibilité qu’ils méritent et générer du passage (ou plutôt du trafic) sur votre site. Sachez qu’un blog bien tenu est aussi une source de fidélisation pour vos visiteurs et un critère décisif pour engager votre audience (notamment à travers les commentaires).

Si vous avez un blog mais que vous ne publiez pas assez régulièrement, vous donnez l’impression de délaisser votre site. Si la date du dernier article publié est très lointaine, certains pourront même se demander si votre site n’est pas à l’abandon et si vous exercez toujours en freelance ! Même si votre fréquence de publication est faible, il faut à minima qu’elle soit régulière : un article par mois n’est pas insurmontable, au moins pour commencer.

Ne pas avoir son propre nom de domaine

Si vous utilisez une solution en ligne pour votre site web (comme Wix ou Strikingly), vous aurez sans doute remarqué que vous pouvez publier votre site en quelques clics, avec un nom de domaine par défaut, incluant le nom de la plateforme et votre nom d'utilisateur. C’est bien comme nom de domaine provisoire - pour réaliser vos tests avant publication - mais ce n’est pas du tout professionnel.

Avoir votre propre nom de domaine est non seulement très abordable (autour de 15 € par an pour un nom de domaine en .fr ou en .com) mais cela vous permet surtout :

  • De personnaliser votre communication en utilisant votre nom ou celui de votre marque. Votre adresse sera ainsi plus facilement mémorisable.
  • De disposer d'une adresse web dédiée qui vous permettra d’y adjoindre une adresse e-mail professionnelle (par exemple : jean@monsite.com).
  • D'obtenir un meilleur référencement de votre site, puisque vous aurez choisi les mots clés de votre nom de domaine qui sont eux aussi déterminants pour votre position sur les moteurs de recherche.

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