Pas assez d'expérience pour être embauché, je me suis lancé en Freelance. Interview de Paul Aimé

29/03/2016 à 14:12

Devient-on freelance par choix ou par contrainte ? Dans certaines situations, le freelancing permet d'alimenter son CV avec de nombreuses expériences. C'est le cas de Paul Aimé, qui témoigne sur 404Works de ses motivations à travailler en indépendant.

Paul Aimé a 24 ans, il habite à Tours. Il travaille en freelance depuis deux ans en tant que designer graphique, web designer et travaille en parallèle sur une marque de vêtements biologiques qu'il a fondée il y a un peu plus d’un an. Ses projets sont assez variés, Paul travaille régulièrement sur la réalisation de supports de communication pour des commerçants, sur la conception de sites web, sur de la rédaction, correction et traduction de documents pour des associations ou de la photographie d’évènements pour des particuliers.

J'ai d'abord cherché du travail en entreprise. Personne n'était prêt à me donner de l'expérience

À la sortie de l’école, j’ai d’abord commencé à chercher du travail en entreprise. La plupart des offres sur lesquelles je tombais demandaient trois à cinq ans d’expérience et puisque personne n’était prêt à me « donner » de l’expérience, j’étais un peu bloqué… 

J’avais déjà un statut d’auto-entrepreneur que j’avais créé pendant ma dernière année d’études afin de pouvoir faire des petits boulots graphiques à côté des cours et j’ai donc décidé de développer pleinement cette activité freelance afin de pouvoir travailler, de continuer à me former et d'avoir un revenu.

J’ai aussi été motivé par plusieurs personnes autour de moi qui travaillaient en freelance et qui m’ont donné envie de m’y mettre à mon tour.

J’aime le fait d’être indépendant, polyvalent, d’avoir un emploi du temps flexible, d’avoir la possibilité de travailler sur des projets très différents, mais aussi de pouvoir rencontrer de nombreuses personnes et startups qui sont, ou ont été, dans la même situation que moi. Je travaille pour des clients très différents et cela permet de faire des rencontres et d'élargir mes horizons personnels et professionnels.

Maintenant, c'est moi qu'on sollicite pour trouver un stage

Je reçois régulièrement des CV de personnes cherchant un emploi ou un stage conventionné. Outre le fait que je travaille tout seul dans mon appartement et qu’il me serait donc compliqué de prendre un stagiaire chez moi, la dernière personne m’ayant envoyé son CV y listait ses « formations » en remontant jusqu’à la petite section de maternelle et en citant le nom de chacun de ses instituteurs et institutrices à l'école. J’avais rarement vu un CV aussi complet !

Le freelancing me permet de travailler chez moi ou dans des espaces de co-working. Je rencontre ainsi des personnes et des entreprises qui travaillent dans des domaines assez variés. Je peux aménager mon emploi du temps (à peu près) comme je l’entends et ainsi aller assister à des conférences, des évènements, des apéros entrepreneurs, etc.

J’aime travailler très tard le soir, me déplacer dans la journée pour aller à des rendez-vous ou rencontrer de nouveaux clients, donc cela me permet d’avoir des horaires très flexibles, ce qui me convient parfaitement.

En freelance, les semaines de 35 heures n'existent pas

J’aime le fait d’être mon propre patron et de choisir les projets sur lesquels je travaille. Il y a forcément beaucoup plus de responsabilités et les semaines de 35 heures n’existent pas, mais cela permet d’avoir beaucoup plus de libertés et je trouve ça très motivant. De plus, cela m’a aussi permis de créer ma marque de vêtements (Dikt’art), qui était un projet dans lequel je souhaitais me lancer depuis un bout de temps.

Le statut de freelance (auto-entrepreneur) est très changeant et apporte chaque année sa dose de bonnes et mauvaises nouvelles. Je pense que globalement, c’est un statut très pratique pour quiconque souhaite débuter une activité indépendante rapidement et simplement. Néanmoins, il y a certains facteurs importants à prendre en compte avant de se lancer : le plafonnement du chiffre d’affaires, la franchise de TVA (qui peut être un avantage ou un inconvénient selon les situations), les charges assez élevées (le RSI deviendra ton meilleur ami), l’engagement de sa responsabilité personnelle en cas de litige…

Le manque d’accompagnement n'aide pas vraiment non plus. Mais malgré ces inconvénients, cela reste un assez bon statut du moment qu’on est autonome et débrouillard. Je pense qu’avec l’évolution du monde du travail, le taux de chômage important (conséquence selon moi de l’effet de l’automatisation sur l’emploi) et la volonté des gens de faire un métier qu’ils aiment et qui les motive, le statut de freelance va séduire de plus en plus de personnes dans les années à venir.

Le statut d’auto-entrepreneur est relativement simple à créer (et à « résilier ») donc je pense que c’est vraiment une bonne chose pour des étudiants ou jeunes entrepreneur qui souhaitent tenter l’aventure freelance.

Le mot de la fin

Une citation que j’aime bien : « La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. » de Antoine de Saint-Exupéry

Retrouvez le profil de Paul Aimé sur l'annuaire freelance 404Works.

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