Portrait d'un freelance « Digital nomad » : Avner Uzan

Il y a 5 années


Voyager en travaillant (ou l'inverse) pourrait être la définition de cette nouvelle tendance lifestyle. Mais être un nomade digital ne se limite pas au travail en mobilité, c'est un état d'esprit. Nous sommes partis à la rencontre d'Avner Uzan qui nous raconte sa vie de freelance, pas comme les autres.

Avner Uzan est consultant Social Media, community Manager et rédacteur Web. Il parle couramment trois langues (français, anglais et espagnol) et exerce ses activités en freelance. Ses principaux clients sont des startups qui se lancent ou des sociétés établies qui ont besoin d’augmenter leur attractivité et leurs interactions sur les réseaux sociaux.

Je me suis lancé en freelance par hasard

Je me suis lancé en freelance un peu par hasard, pas vraiment par choix. J’ai commencé en tant que freelance au sein d'une startup. Je me rendais au bureau et j’avais les horaires d’un salarié : pas vraiment la vie de freelance ! Puis, la société a déposé le bilan et j’ai commencé à travailler véritablement comme freelance. Mes premiers contrats provenaient d’anciens clients de l’entreprise avec qui j’avais gardé de très bonnes relations. Ce n’était pas simple au début mais j’avais un peu d’argent de côté (conseil à suivre !) et j’ai commencé à y prendre goût.

J'ai ensuite rejoint Coefficient Directeur, un collectif qui regroupe d’autres freelances spécialisés dans l’attractivité de la marque. Certains travaillent en amont en animant des ateliers d'intelligence collective en marketing chez le client, ou en travaillant sur du brand content et du langage de marque. Moi je prends le relais en externe sur les réseaux sociaux. On est complémentaires.

Je créé mon propre avenir à coup de Likes !

Ce qui me plaît dans ce mode de travail est l’autonomie, le fait d’être mon propre patron. Je suis l’entier responsable de mes succès comme de mes échecs qui sont pour moi des leçons. Je progresse et améliore mes prestations de jour de jour. C’est un réel moteur de se lever le matin et de faire ce que l’on aime comme on l’aime ! Les contraintes d’une vie de salarié sont derrière moi, je crée mon propre avenir à coup de Likes !

Je vis en communauté, dans une auberge de jeunesse/résidence, et je réalise la plupart de mes prestations depuis mon lieu de résidence. L’un de mes clients a eu l’occasion de voir ça de près lors d’un de nos skypes hebdomadaire lorsqu’une de mes voisines de chambre, ne sachant pas que j’étais en pleine conf’ call avec mon client, m’a pris dans ses bras pour me dire Bonjour !​

Bosser la nuit, comme un écrivain

Les principaux avantages de la vie de freelance, selon moi, sont la liberté dans l’organisation de mon temps de travail, le choix de ma tenue vestimentaire et de mon lieu de travail ! Je suis plutôt du soir et être freelance m’a permis de passer des nuits à bosser sur des projets dans le calme, quand tout le monde dort, un peu comme un écrivain. Chose qui aurait été impossible en tant que salarié.

En terme de « fashion », j’ai des goûts assez excentriques entre l’Hari krishna, le Backpacker, le Hippie, le danseur Hip-Hop et le Sapeur Congolais (je vous laisse vous faire une idée !). Cela me permet d’éviter de porter un costume et de m'habiller pourtant comme je le souhaite tous les jours. Je me sens bien dans ma peau en étant authentique et ça passe aussi par la façon de s'habiller. Je travaille pour rendre les marques et les produits attractifs, si moi même je suis un « me-too product », ça ne collerait pas. C’est d’ailleurs ce qui plaît à mes clients.

Je suis ce que les américains appellent un Digital Nomad

Enfin, en terme de lieu de travail, je suis ce que les américains appellent un « Digital Nomad » autrement dit je ne travaille pas depuis une seule adresse. Après avoir séjourné au Canada (Montréal), au Mexique (Playa del Carmen), je suis aujourd’hui en Colombie (Bogota), et entre deux missions, je me paye le luxe de quelques voyages : Equateur, Venezuela, etc.

Une des améliorations à apporter au statut de freelance serait de pouvoir intégrer ses frais dans ses déclarations d’impôts ! Et en tant que nomade digital, je pense que le statut de freelance devrait être plus reconnu à l’échelle mondiale afin d'offrir, ne serait-ce qu’un visa un peu plus flexible dans les différents pays du monde, pour permettre le développement de cette activité à l’échelle internationale.

Le mot de la fin

« Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer. » Paulo Coehlo (L’alchimiste).​

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